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Test Crysis 3 3D PS3 :


***TEST DISPONIBLE LE 21/02/13***



Titre JEU 3D PS3  Crysis 3 3D Playstation 3
Date de sortie  21 février 2013
Appréciation Globale 3D  SATISFAISANT



Matériel de test 3D :Vidéoprojecteur DLP 3D 1080p Optoma HD83
Vidéoprojecteur DLP 3D 720p GT720 + 3DXL
Système Playstation 3

Salle dédiée : image base 2,8-3,8m / audio 7.2

Introduction  :
Crysis 3 est un jeu de tir à la première personne (FPS) sur PS3. En 2047, New York est devenue une forme de jungle depuis son placement sous un nano-dôme conçu par les forces paramilitaires du C.E.L.L.. Aux commandes du soldat Alcatraz, vous devez déjouer cette protection factice qui cache de bien sombres intentions.

Au fil du temps, la licence Crysis est parvenue à se graver aussi un nom dans l'univers de la 3D stéréoscopique sur PS3, avec un premier opus réussi Crysis HD 3D PS3, une suite qui a bénéficié d'un traitement 3D légèrement supérieur, Crysis 2 3D PS3, et aujourd'hui un Crysis 3 3D que l'on est impatient de découvrir. Pour resituer le contexte technique 3D de la série, Crysis jouit en général d'une très bonne exploitation de l'effet de profondeur 3D uniquement, sans aucun ghosting dans notre salle de test en vidéoprojection 3D, mais a toujours brillé par sa non exploitation des effets de débordements et jaillissements. Alors pour ce 3e opus, on peut toujours se mettre à rêver d'une petite mise à niveau pour rattrapper la concurrence qui a fait un bon de géant ce noël, en la présence du cultissime Black Ops 2 3D qui a su établir de nouveaux standards pour sa palette large et intense d'effets 3D aussi bien sur le profondeur que les jaillissements 3D. Halluciner.fr se penche sur le contenu technique 3D de ce 3e volet et vous livre ses impressions.

 

Image & profondeur :
Dès l'arrivée dans le menu, on peut activer l'option 3D. Le réglage de l'intensité ne peut se faire en revanche que durant la partie, et c'est une bonne idée de l'intégrer directement pour y accéder facilement en cours de jeu. Par si vous oubliez d'activer la 3D via le menu général et reprenez directement votre partie, une fois dans le jeu, impossible d'activer la 3D à postériori, ce qui est pénible. Vous devrez quitter la partie, activer la 3D via le menu système, puis reprendre la dernière sauvegarde.

On lance l'introduction et on constate que la palette colorimétrique est un peu minimaliste, la faute à un premier environnement très sombre qui rend hommage à l'introduction de MGS 2, se situant sur un navire en pleine mer, frappé d'une tempête très violente. Les noirs sont assez profonds même si certains virent un tout petit peu vers le gris (correction immédiate de la luminosité dans le menu option), et une luminosité suffisante pour pouvoir avancer à défaut d'être forte.

La découverte de l'effet de profondeur est donc un peu mitigée à l'ouverture, puisque la visibilité sur le pont du bateau est quasi nulle, mais on peut déjà profiter d'un bon effet de profondeur et détachement sur l'arme équipée par défaut, qui s’étend de manière réaliste en profondeur.

Retour dans le menu pour affiner l'intensité de la profondeur, la sélection du niveau 10/10 donne le résultat le plus convaincant et n'engendre pas de gêne visuelle. On attend de vite pouvoir intégrer un lieu lisible en intérieur pour mesurer cette profondeur. Une fois à l'intérieur, la perception du volume 3D des pièces est très bonne.

La succession de coursives et autres pièces de laboratoires de recherche manque de renouvellement lors de l'avancée, et ce ne sera que dans les gigantesques halls de jonction qu'on pourra profiter d'un très bon effet de profondeur, avec un horizon assez détaillé, de bonnes textures qui permettent de bien appréhender le distance lointaine des décors.

A ce stade la 3D est bonne, mais semble au même niveau que l'opus précédent, donc pas d'amélioration notable en vue. On attend la progression de l'aventure et le changement d'environnement pour consolider le jugement.

On a ensuite droit au premier plan en hauteur qui laisse apercevoir la vue sur le New York pris dans la jungle urbaine. Ce passage très attendu est décevant car on nous affiche un environnement ouvert incroyable avec une distance de fond d'un kilomètre, mais avec un flou et halo lumineux à l'horizon qui détruisent toute perspective de profondeur 3D.

La porte se referme et nous revoilà repartis dans quelques coursives pour débarquer fraichement dans la jungle new-yorkaise. A ce moment, les nombreux screenshots présentés en amont de la sortie du jeu laissaient présager une petite claque visuelle, claque qui n'aura hélas pas lieu en 3D.

En effet les premiers pas dans la jungle nous font retrouver ce même environnement type couloir gigantesque, avec un décor de fond complétement flouté, des textures d'ensemble assez grossières par moment, bref on a l'impression qu'on ressort le même contenu technique que le premier Crysis HD 3D PS3, bon jeu graphiquement au demeurant, mais qui souffrait du même défaut technique de flou sur certains arrière-plans (dans les décors de plages notamment).

La suite de la progression se montre très hétérogène concernant le rendu 3D, avec tantôt des environnements qui se révèlent trop sombres dans l'ensemble et pénalysent la visibilité 3D, tantôt des séquences ponctuelles qui révèlent une meilleure qualité générale de textures, permettant mécaniquement de mieux faire ressortir l'effet de profondeur, qui lui est toujours de très forte intensité lorsqu'il est paramétré à 10/10.

La présence théorique de cette bonne profondeur constante se constate d'ailleurs par le bon niveau d'intensité des parallaxes de lointains (écartement en centimètres mesuré physiquement sans le port de lunettes 3D entre l'image droite et l'image gauche sur la représentation d'un objet sensé être positionné dans l'horizon lointain en 'profondeur'), aspect technique vérifiable en ôtant par moment les lunettes 3D.

Mais l'expérience montre que cette profondeur forte codée en dur ne signifie pas qu'on la perçoit à sa juste valeur car gachée par des environnements sombres et aux textures de fond souvent grossières.

Par contre un défaut absent du 2e opus survient dans cette 3e édition : le dédoublement d'images. Ce n'est pas vraiment une bonne nouvelle, et constater un halo de dédoublement autour des armes, même en baissant l'intensité de la 3D à 5/10, alors que la salle de test est équipée de vidéoprojecteur DLP 3D sensé normalement hors d'atteinte des problèmes de ghosting, permet d'imaginer le rendu en TV 3D. En fonction de votre équipement, il est conseillé d'essayer le jeu pour mesurer la portée de ce symptôme.

On reprochera aussi que trop souvent les arrière-plans soient vraiment trop ternes et de couleur trop délavée (les innombrables décors de fond de jungle), ce qui réduit fortement l'effet de détachement des éléments et de profondeur.

D'ailleurs on notera que l'on a souvent beaucoup de difficultés pour discerner les ennemis parmi les décors, la faute à ce fondu de couleurs désaturées sur l'ensemble du visuel, qui a certainement du charme en 2D, mais qui ne convient pas du tout à une visualisation 3D.

 Au final cela reste quand même une forte déception car même si le jeu reprend certaines des qualités 3D de Crysis HD 3D PS3, il ne parvient pas à proposer une expérience 3D aussi forte sur la durée à cause d'environnements beaucoup trop sombres, et ne réitère que rarement l'excellente profondeur 3D issue de Crysis 2 3D qui évoluait dans des décors de buildings aux textures toujours ultra détaillées et peu frappés de brouillard et autres effets d'ambiances brumeuses qui donnent plus dans le cache-misère 3D qu'autre chose dans une expérience stéréoscopique.

Les seules séquences dans des arènes où le flou sur les arrière-plans n'est pas nuisible sont celles où on affiche un incendie central comme par exemple dans la séquence de la gare ferroviaire, avec un feu qui se propage au milieu des herbes hautes : le détachement et la profondeur appliqués sur cette fumée sont excellents.

Le bon point est par contre que cette 3e édition conserve un des qualités de ses prédécesseurs 3D : il ne propose pas d'artefacts et bugs visuels 3D sur les décors  (Resistance 3 3D), pas d'altération de la 3D lors des rotations de caméras (comme par exemple sur Batman Arkam City PS3, Resistance 3 3D), pas d'aliasing qui en 3D arrache les yeux (Killzone 3 et un peu Uncharted 3 3D par moment).

Ainsi le jeu affiche une image propre dans l'ensemble, assez détaillée dans le périmètre de proximité du héros mais trop flou sur les environs plus lointains, et se montre relativement fluide en 3D (on ne cachera pas la rencontre de sérieuses chutes de framerate par moment lorsque l'on traverse certaines zones ouvertes et trop grandes).

 

Jaillissements : 
L'attente est maintenant forte de découvrir la présence ou non d'effets de jaillissements dans ce nouvel opus.

Hélas, comme ses 2 prédécesseurs Crysis HD 3D PS3, le jeu est une déception concernant le registre des effets de jaillissements. En effet celui-ci fait l'impasse sur les effets de jaillissements permanents : à la différence du jeu culte en 3D Black Ops 2 3D qui propose en permanence une extension forte des éléments de décors et armes à 2 mètres hors du mur de visionnage, Crysis 3 3D bloque le moindre effet 3D qui serait susceptible de sortir du mur avec une protection software comme on en trouve dans de nombreux jeux.

Ainsi si on s'emploie à s'approcher de tous les éléments de décors, et si l'on joue avec les caméras pour essayer de faire déborder et sortir ces éléments hors du mur, on remarque que dès qu'on a trouvé un bon angle de vue, l’élément sensé sortir disparait au contact du mur de projection, de sorte que rien ne puisse se trouver en jaillissements (tout le contraire de Black Ops 2 3D).

Ainsi dès la séquence d'ouverture sur le pont, vous aurez beau vous jeter en pleine mer, regarder vers le ciel pour admirer la pluie battante, rien ne saura sortir du mur de projection, pour un affichage uniquement restreint à l'effet de profondeur 3D.

De même lors de la découverte de la jungle c'est le même constat pour les branches des arbres, les poutres, les barrières saillantes et n'importe quel élément de décor : rien ne peut transpercer l'écran. Même devant une source de fumée intense, on a beau se jeter dans le foyer pour espérer en voir quelques nappes en débordements ou jaillissements, désespérément rien ne sortira du mur : on est loin d'un Avatar the Game 3D PS3 où la moindre fumée pouvait se propager jusqu'au canapé et asphyxier le joueur qui joue habilement des caméras.

Il semble d'ailleurs que le jeu ne permette pratiquement jamais lors des affrontements d'avoir des débordements marqués d'effets de particules, des douilles et autres projectiles.

 

Bilan 3D :
Crysis 3 3D marque une forte stagnation de la progression technique de la saga pour le rendu de sa 3D stéréoscopique. En effet bien qu'affichant régulièrement une image assez fluide et propre sur un FPS 3D PS3, l'effet de profondeur 3D s'illustre de manière beaucoup moins impressionnante que dans l'opus précédent Crysis 2 3D PS3. D'une profondeur 3D conventionnelle mais efficace dans la traversée des coursives du navire de début d'aventure en environnement fermé, on découvre ensuite une profondeur 3D souvent moins convaincante dans la jungle new-yorkaise, environnement 3D qui était sensé constituer une vraie claque visuelle si l'on en jugeait par la campagne de screens distribués avant le release du jeu sur PS3, et qui se montre d'un niveau technique 3D un peu plus réussi que celui du premier opus, Crysis HD 3D PS3, mais se positionne globalement en retrait par rapport au 2e épisode, Crysis 2 3D PS3 où une excellente profondeur 3D de référence était constatée sur la durée dans tous les décors urbains futuristes. En cause un visuel aux couleurs ultra délavées, des textures de décors qui manquent souvent de détails en 3D, et un abus quasi systématique de flou sur les arrière-plans dans les environnements ouverts, qui tous ensemble, ne participent pas vraiment à engendrer la meilleure profondeur 3D. De même ce nouvel épisode invite un petit fléau technique absent des épisodes précédents, un léger dédoublement d'images sur les contours des armes lors des rotations rapides de caméras. Par contre l'image reste plutôt fluide sans défaut d'aliasing, de ghosting, et sans problème d'altération de la vision 3D lors des rotations de caméras comme présents chez certains concurrents. Par ailleurs le jeu déçoit une fois de plus sur l'exploitation du registre des effets de débordements et jaillissements avec une non-utilisation de ce registre technique constatée sur la durée totale du jeu, ce qui est surprenant pour un studio comme Crytek sensé être à la pointe de la technologie 3D, et se revendiquant régulièrement comme l'un des meilleurs studios techniques, alors que Treyarch sur le dernier Black Ops 2 3D s'est payé l'exploit de produire l'un des 3 meilleurs jeux 3D de la PS3 avec le plus d'effets de jaillissements permanents. Cela n'empêche pas le jeu d'être une expérience 3D assez efficace, lorgnant de très loin vers le dernier Assassin's Creed 3 3D qui brille par une profondeur de référence sans le moindre effet de jaillissement. La saga Crysis semble régresser concernant sa réalisation stéréoscopique 3D, et le nouveau leader de la catégorie FPS en 3D, Black Ops 2 3D, semble désormais hors d'atteinte avec son niveau technique sur l'exploitation des jaillissements permanents. Crysis 3 3D peut juste se targuer d'avoir une expérience exempte d'artefacts visuels sur certaines textures brillantes, comme Black Ops 2 en affiche parfois dans le mode 3D. Le mot de la fin concernera l'expérience du jeu en elle-même : un mode solo mitigé frappé de nombreux défauts, à savoir une IA assez lamentable, un scénario purement soporifique et un héros encore plus indestructible et 'terminator' que jamais face à de pauvres ennemis vite démunis, rendant de fait l'expérience du jeu en 3D un peu moins immersive que prévue. Dommage ! On se rattrapera certainement avec le futur hit en 3D God of War Ascension 3D PS3 !


LES PLUS (+)
LES MOINS (-)

Perception de profondeur 3D correcte dans l'ensemble
Effet de profondeur plus convaincant dans les environnements intérieurs que extérieurs
Pas d'artefacts et bugs visuels 3D sur les décors  
Jeu relativement fluide en 3D 









 
Effet de profondeur 3D parfois décevant dans les séquences en extérieur
Visuel aux couleurs ultra délavées, textures de décors qui manquent souvent de détails en 3D, et abus quasi systématique de flou sur les arrière-plans dans les environnements ouverts
• Présence de ghosting sur les contours des armes visible lors des mouvements de caméras
Aucun effet de débordements ni de jaillissements dans tout le jeu (protection software)
Rendu 3D inférieur à Crysis 2 3D 


samedi, janvier 26, 2013


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