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Meilleurs Blu-ray 3D sortis en mai & juin 2015 : 5e




5ème : LES MUSÉES DU VATICAN 3D





Note
4,5/5
Bilan 3D :
Voici de nouveau un superbe documentaire 3D commandité par la chaîne Sky3D et sur un thème fascinant : les Musées du Vatican, en 3D ! C'est à l'aide des meilleures caméras 3D du marché que ces captations ont été faites (caméras ultra HD 4K 3D), et on jubile d'avance de pouvoir se téléporter à moindre frais dans ces temples de la beauté, de la perfection et du divin, expression extrême de l'Art humain, avec ces derniers héritages de Raphaël et Michel-Ange. Et que donne la 3D dans ce superbe sujet ?

En terme de profondeur 3D, on trouve ici la démonstration technique par excellence sur les plans larges. Accordons-nous tout de suite sur une évidence : ces plans larges magnifient l'effet de profondeur 3D, et singent à la perfection la perception qu'on aurait des lieux si l'on y était physiquement. Cela revient à dire que lorsque la caméra filme l'entrée d'une salle, ou le point de départ d'une galerie d'art sans fin, la seule chose que l'on a envie, c'est de se lever de son canapé pour aller traverser le mur pour s'y rendre physiquement. Si d'un côté ces plans larges dopent les sens, les plans semi-larges ou rapprochés s'écartent de cette perfection, à cause de petits points de détails. Tout d'abord on rejettera déjà les plans rapprochés lors de séquences régulières d'interview d'un des conservateurs des musées, car le flou sur les arrière-plans est bien trop important et donne un rendu presque 2D à ces séquences ratées. En parallèle on trouve des transitions vidéos ajoutées en post-prod qui sont clairement foirées, avec des rendus 3D hasardeux quand ils ne sont pas même directement buggés (des séquences de transitions de faux nuages avec des problèmes de perspectives, ou des artefacts...). Dans le même ordre d'idée, certains zooms sur des œuvres se font avec un décor environnant plongé artificiellement dans le noir total, histoire de renforcer le coup de projecteur : de nouveau, pour l'effet de profondeur 3D on repassera, mais on appréciera au moins le détachement 3D sur les détails qui composent la sculpture par exemple. Par contre on trouve dans ce documentaire une vraie révolution technique : un effet 3D post conversion qui est ajouté systématiquement lors les zooms des tableaux (triptyques) et des peintures murales. Ainsi on a transformé l’œuvre 2D à la base, en une scène tridimensionnelle avec un effet de calque 3D appliqué à chaque objet ou détail, et un effet de spatialisation général qui permet de détacher chaque composante de l’œuvre. Et lorsque l'on découvre ce procédé à l'ensemble des scènes murales de la Chapelle Sixtine, on découvre via la narration, qu'on accède à une nouvelle dimension de compréhension, d'interprétation par l’œil humain : l'essence même de l’œuvre semble transcendée ! Mentions spéciales d'ailleurs pour la spatialisation et l'effet de hauteur insensé qui transparaissent lors des cadrages 3D dans ce lieu culte !

Quid des jaillissements ? Sur un tel sujet de documentaire, on ne s'attendait pas à grand chose sur le registre car l'essentiel de nos attente était cristallisé autour de l'expérience de profondeur 3D. Alors au moins on ne sera pas déçu car les jaillissements sont presque absents du documentaire : à l'exception de quelques débordements, ou de jaillissements permanents de 1m lors de gros zooms, on ne trouve rien de très marquant. Sauf dans le dernier chapitre, dans la Chapelle Sixtine, avec cette fois une mise en scène diabolique, qui met en jaillissement permanent à plus de 3m les murs latéraux qui soutiennent les grilles d'entrée : et même si le windows conflicts se montre violent (normal), on est soufflé par l'illusion de voir ces grilles s'ouvrir devant nos yeux, pour de vrai ! Dommage de ne pas avoir plus exploité l'idée sur l'ensemble de la mise en scène 3D.
 
Au final, Les Musées du Vatican 3D représente un magnifique héritage 3D pour promouvoir la beauté divine des lieux et des chefs d’œuvre exposés : c'est de nouveau dans ce genre d'application didactique de la 3D qu'on constate de nouveau sa force pour faire voyager le spectateur dans une émulation tridimensionnelle de la réalité, et de lui permettre à faible coût, de découvrir la beauté des lieux en lui donnant un avant-goût de l'expérience réelle ! Tout le monde n'a pas l'occasion ou la possibilité de se rendre au Vatican, et c'est en ceci que la 3D est révolutionnaire : offrir l'illusion de l'expérience, le goût des environnements et ce gratuitement et pour tous !  Magique !
Franck Lalane

Les points forts (+)
     • Un très bon effet de profondeur 3D sur la durée
    • Les plans larges bénéficient d'une profondeur 3D exceptionnelle
    • Des plans de hauteur dingue avec un effet de volume étourdissant
    • L'excellence du détachement 3D
    • La révolution technologique : l'effet d'intégration à postériori de calques 3D pour séparer et faire ressortir en 3D la position spatiale de chaque élément d'un tableau ou d'une peinture murale
    • Quelques rares débordements et jaillissements de décors
    • L'impression de se promener physiquement dans ces musées cultes
    • Le format d'image en 1.78

Les points faibles (-)
    • Un effet de profondeur 3D en retrait par endroit
    • Les plans rapprochés ratés lors des séquences d'interview (flou d'arrière-plan)
    • Les transitions vidéos incrustées en post-prod qui sont presque toutes ratées (mauvais rendu 3D, déformations spatiales, artefacts...)
    • Presque aucun jaillissement permanent sur la durée
    • Certains plans rapprochés et zooms sur des œuvres, effectués... dans le noir (effet de profondeur 3D nul).


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samedi, juin 20, 2015


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