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Meilleurs Blu-ray 3D sortis en 2016 : 20e place




20ème : GODS OF EGYPT 3D





Note
4,6/5
Bilan 3D :
Nouvelle production issue d'une conversion 3D et délivrée par un des 2 studios leaders du marché de la conversion, Legend 3D, Gods of Egypt 3D surfe habilement sur la tendance récente des péplums en Egypte, en croisant d'un côté les décors d'un Exodus : Gods and Kings 3D, avec de l'action mythologique inspirée d'un Choc des Titans 3D. Si le premier cité fut un des top démo 3D de l'année 2015, le 2e fut un des nanars 3D de l'année 2010. Alors, est-ce que le mélange prend bien, et surtout est-ce que le rendu 3D est à la hauteur de nos espérances ? C'est dans les lignes suivantes que vous allez le découvrir via le résumé succinct des autres pages dédiées de ce nouveau dossier de test 3D.

On se penche d'abord sur les effets de profondeur 3D : pas de jaloux dans ce film, car qu'on soit possesseur d'une simple TV 3D ou d'un vidéoprojecteur 3D, tout le monde pourra apprécier dès les premières minutes le gigantisme des décors, et encaissera une bonne baffe technique en ce qui concerne la profondeur 3D et le détachement 3D. Testé 3 fois (2 fois sur notre VP Optoma 1080p avec 4m de large, et une fois sur une TV Samsung 3D 55'' 1080p), le rendu des panoramiques et même des semi-larges, de jour ou en extérieur est sans appel : Top démo ! La spatialisation 3D est souvent dantesque, et Legend 3D (le studio de conversion 3D) a réussi à produire sur un bon 1/3 du film des scènes avec une profondeur de champ 3D exceptionnelle. Idem pour le détachement 3D qui fait exploser les séparations entre chaque personne, objet ou décor. Même les plans semi-larges tiennent le coup dans la tempête, et seuls certains plans rapprochés feront grise mine avec la présence classique de flou à l'horizon. Si la première heure du film tape sur le 5/5 sans difficulté, c'est surtout dans le dernier acte du film qu'on baisse parfois ponctuellement à 4/5, avec une moyenne bien au dessus du 4,5/5. Car pour faire la fine bouche, on constatera que la mise en scène qui multiplie les environnements poussiéreux ou obscures, entraine avec elle une petite baisse mécanique du détachement entre les calques, et obstrue légèrement les arrière-plans. Cela reste vraiment du pinaillage et on retiendra que le film propose un grand spectacle constant en la matière, avec même à certains endroits quelques morceaux de bravoure sur l'effet de vertige, avec des combats au bord du vide, et une séquence culte de chute dans une cascade perchée à 500m de hauteur. Enfin on appréciera aussi les chapitres en rupture joués dans l'espace, proposant une ambiance singulière et bénéficiant toujours d'une spatialisation 3D planante et très bien dosée.


En ce qui concerne les jaillissements, on retrouve hélas une forme de tendance  du marché actuel qui se dessine sur ce premier semestre de releases 3D, avec souvent une superbe profondeur 3D, accompagnée d'un registre de jaillissement minimaliste. Du coup Gods of Egypt 3D n'échappe pas à cette tendance déceptive, et propose en forme d'amuse-gueules principalement des débordements et jaillissements permanents d'intensité modérée. En proportion, ce sont surtout des sorties d'écran soft de 50cm à 1m hors de l'écran (décors, glaives...) mais heureusement à de rares reprises on aura de vrais jaillissements permanents avec par exemple un bras qui sort de 2m hors du mur (bien trop rare d'ailleurs). Non, les vrais moments de gloire du film sont plutôt matérialisés par les séquences de jaillissements permanents de particules, en l’occurrence celles avec des pétales de fleurs qui flottent au milieu de la pièce, et les autres avec tantôt de la braise, tantôt de la cendre qui se promènent en bordure. Et le vrai absent regretté de ce film : les effets de projection. En effet on n'en a pratiquement aucun sur le film, et c'est bien dommage car c'est un manque cruel dans ce genre de film : on trouvera tout au plus 3-4 scènettes avec des projections soft de pierre ou gravas, puis d'eau dans les chutes et cascades. Ajoutez enfin quelques effets de lens-flares très réussis à 2m50 hors du mur, 1 ou 2 travellings jaillissements (où l'on traverse les décors avec le canapé) et vous avez le portrait du film !

Au final Gods of Egypt 3D inscrit une tendance générale qui va décevoir une partie des fans de 3D : celle d'assurer le spectacle sur l'effet de profondeur 3D, en mettant la pédale douce sur les effets de jaillissements. Certes le nivellement par le haut de toutes les conversions 3D depuis plus d'un an sur le marché est incontestable, et le registre de la profondeur 3D est désormais une composante parfaitement maîtrisée : nombreuses sont les productions qui ont tutoyé le 5/5 d'ailleurs, ce qui est une excellente news pour les amateurs de 3D, puisque comme vous le savez tous, le socle d'un film demeure la profondeur 3D, qui doit s'illustrer pleinement à chaque seconde d'un film (sa vocation et son essence même), tandis que les jaillissements sont par nature séquentiels et ponctuels (de manière générale). Par contre la douche froide, c'est de voir qu'on formate de plus en plus les films vers un rendu 3D grand-public, avec finalement peu de jaillissements. Il faut vraiment aller chercher les top metteurs en scène US ou asiatiques pour constater de vraies prises de risque sur les jaillissements et l'envie de produire une expérience inoubliable pour le spectateur : il suffit de revoir par exemple Transformers 4 3D pour littéralement s'évanouir devant la quantité et l'intensité des effets 3D pendant presque 3H non stop, avec un cerveau qui n'arrive plus à gérer à la fois le flux incessant d'effets 3D et le flux incroyable de sons 3D (Atmos). Donc non la tendance du marché ne semble pas de produire actuellement des films éprouvants en terme de charge émotionnelle 3D, mais de miser sur un équilibre qui plaira au plus grand nombre. Heureusement qu'il existe toujours des rebelles et des ténors de la réalisation 3D pour vouloir produire à la fois un rendu de profondeur 3D qui défonce la rétine, et un cahier des charges de jaillissements qui tabasse le canapé ! Ne vous inquiétez pas, nous les traquons chaque mois pour vous ! En attendant, n'en oubliez pas l'essentiel de ce marché, le détachement 3D et la profondeur 3D, les 2 fondamentaux qui doivent déjà être déjà capable de vous assurer un spectacle grisant. Et ce film devrait y arriver sur sa première heure !

Franck Lalane

Les points forts (+)
    • Une profondeur 3D top démo sur les plans larges et panoramiques et excellente sur les plans semi-larges
    Quelques débordements d'éléments de décors, objets ou personnages de 50cm à 1m hors du mur

    Quelques très bons jaillissements permanents : effets de lens-flares, pétales de fleurs qui flottent au milieu de la pièce, jaillissements permanents de baise ou cendre...
    De rares effets de projections réussis : gravas et pierres lors d'explosions, de l'eau...


Les points faibles (-)
    Quelques flous sur les arrière-plans lors des plans rapprochés
    Quelques plans avec une intensité 3D plus faible, et un détachement 3D un peu moins marqué
    Presque aucun jaillissement sur la durée


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mardi, novembre 08, 2016


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