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Test Adieu au langage Blu-ray 3D / Image & Profondeur 3D


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Note
3,2/5
Profondeur :  
Le premier constat commence par les qualités plastiques de l'image : difficile de qualifier celles-ci, car les sources de captations sont tellement différentes et issues de supports de qualité variable qu'on côtoie le meilleur comme le pire. Cela touche aussi bien la résolution, que l'exposition, les contrastes, la palette de couleurs, le niveau de noirs...allant d'un niveau médiocre à parfois très bon.

On se penche maintenant sur l'effet de profondeur 3D. La découverte du film révèle rapidement que justement ce n'est pas un film au sens littéral. Ceux qui espéraient retrouver le maître au commande d'une histoire pertinente jouée par des acteurs investis se mettent le doigt dans l’œil.

Ici on a affaire à une sorte de mash-up de séquences, qui essaient d'aller dans un sens commun pour raconter très maladroitement une histoire. Et la 3D dans tout ça ? Bof bof...

La première grosse désillusion concerne l’hétérogénéité de la captation et de la qualité d'image, et par conséquent de la visibilité et de la profondeur 3D : les sources sont aussi bien des smartphones, que des des caméras Go-Pro, des caméscopes, des appareils photo et parfois heureusement une vraie caméra 3D. On trouve aussi des vidéos 2D trafiquées...

Le résultat à l'arrivée est très variable et se montre globalement très décevant pour nos univers 3D : pour aborder d'abord des qualités, on citera les séquences en 3D native à l'aide d'une vraie caméra 3D.

Dans ces séquences, on trouve une superbe spatialisation 3D, un piqué d'image redoutable, un effet de profondeur considérable. le problème, est que ces séquences représentent gross-modo 25% du film. Et le reste ? Abjecte !

Oui le mot est faible : entre les séquences pixelisées tirées de smartphones et celles de go-pros, on nous déverse sur la rétine des images qui transpirent l'amateurisme, se montrent bricolées à outrance niveau 3D, et complétement impropres au visionnage 3D. Pourquoi ?

D'un côté on trouve des images cramées et sur-exposées où l'on ne voit rien, d'autres complétement aplaties à la limite du 2D, d'autres intégralement sujettes à l'hyper saturation...autant dire que le spectacle est souvent désagréable et/ou approximatif en 3D.

Mais le pire reste à venir : des vidéos d'archives noir et blanc qui sont montrées avec parfois une sorte d'effet de conversion 2D-3D digne d'une TV 3D, des séquences régulières de 15 secondes de noir absolu où on attend la reprise du programme, et cerise sur le gâteau, un nombre incalculable de plans désynchronisés droite et gauche en 3D, qui arrachent la vue !!!

Comment est-ce possible ? Non pas que ce soit involontaire, ou presque, car certes certains plans montrent des artefacts lumineux droite/gauche, des reflets indésirables qu'on rencontre sur l’œil droit mais pas le gauche, et que le réalisateur aurait certainement souhaités gommer à l'arrivée.

Mais il y des séquences expérimentales introduites volontairement par JLG, tel un adolescent qui s'amuse à découvrir les possibilités d'un nouveau matériel, sauf que là c'est purement inacceptable dans un Blu-ray 3D commercial : Monsieur Godard s'amuse à mettre en scène par moment des séquences où l’œil droit voit une séquence A, et l’œil gauche une toute autre séquence B ... une mauvaise blague douloureuse pour notre santé oculaire.

Un exemple avec une séquence où un couple est assis dans une chambre, et pendant que l’œil gauche continue à se fixer sur la femme assisse immobile, l’œil droit a droit à une toute autre séquence, qui suit en travelling l'homme qui vient de se lever, et qui continue à marcher par la droite. Ce genre de farces, il y en a un certain nombre, et elles nécessitent de fermer immédiatement l’œil pour éviter la migraine ophtalmique.

On va également passer sur l'horreur incarnée par la bande sonore, avec un son qui coupe toutes les 10 secondes, qui gueule toutes les 5 minutes, pour replonger ensuite dans le silence, tantôt limite en mono, tantôt avec un beau 5.1 HD... une véritable cacophonie sur la durée avec ce patchwork de tant de sources sonores de qualités et niveaux d'intensité différents.

Ne parlons pas non plus des séquences de nudité et de scatologie qui n'apportent rien au spectacle, pire, qui le rabaissent mécaniquement.

Au final, un mix expérimental de belles séquences 3D presque typées IMAX (1/4 du film), et de 3/4 de chutes de tissues vidéos qui auraient du finir directement à la poubelle et qui font honte au support. Heureusement que le supplice ne dure même pas 1 heure.




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mercredi, décembre 03, 2014


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