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Test Gravity Blu-ray 3D / Image & Profondeur 3D


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PROFONDEUR 3D :

Note
5/5
Profondeur :  
Avant de s'aventurer dans l'analyse complète de l'effet de profondeur 3D, il convient plus que jamais de statuer sur les qualités esthétiques de l'image, car celle-ci se montre incroyable sur toutes ses composantes : palette de couleurs ultra réalistes et adaptées à tous les environnements, un piqué magnifique, des contrastes délirants, des noirs abyssaux et de référence, et une maîtrise parfaite de l'exposition et de la lumière. Le réalisateur Alfonso Cuaron n'a pas fait les choses à moitié, sachant que la photographie demeure à elle seule un mystère de la nature, une perfection artistique qu'aucun autre film sur l'espace n'a embrassé jusqu'à ce jour.

Cette première mise au point étant faite, on peut maintenant se consacrer pleinement à décrire l'effet de profondeur 3D constaté dans le film.

Les premières minutes ont uniquement vocation à poser l'ambiance et à introduire le spectateur en douceur dans cet environnement incroyablement oppressant, l'espace ! Ainsi on a droit à un plan fixe devant la Terre, avec une navette qui se profile au loin et se rapproche lentement mais inexorablement. L'effet de profondeur 3D est volontairement soft, mais plus la navette s'approche, plus la notion de volume 3D fait son apparition.

Puis le film démarre littéralement, et nous voilà désormais complétement immergé dans l'environnement spatial du film. C'est la première magie du film, et ces premières minutes graduelles font en fait office de palier de décompression pour permettre au spectateur de quitter sa contingence matérielle pour pénétrer corps et âme dans l'univers du film.

10 minutes que le film a démarré et la claque 3D est énorme : d'abord l'effet de profondeur 3D s'impose ultra réaliste en harmonie avec la doctrine Cameronienne, c'est à dire avec une dimension 3D littéralement naturelle. On se retrouve à flotter dans l'espace sur fond de planète Terre, et la notion de profondeur 3D laisse pour la première fois la place à celle d'altitude et de distance infinie 3D.

Même si le cerveau n'est pas capable de mesurer des distances de plusieurs kilomètres, le fait est que l'on parvient néanmoins à prendre la mesure de notre position à 600 km de distance de la Terre grâce à la perfection de l'imagerie 3D proposée. On se sent physiquement très loin de la Terre, et l'arrière-plan étoilé ne fait que renforcer ce sentiment.

En parallèle, un véritable exploit s'illustre rapidement dans ce film, une sensation qu'aucun autre film sur l'espace n'avait réalisé à rendre palpable : l'effet d'apesanteur 3D dans l'espace.

Il suffit de voir la moindre poussée ou élan se transformer en mouvement perpétuel et infini pour prendre physiquement la mesure de cette expérience ultime pour l'être humain. Et la profondeur 3D et le détachement 3D appliqués dans le film exacerbent comme jamais ce sentiment d'agoraphobie et de menace permanente dans l'espace.

Les différents rebondissements du film mettent en scène nos héros tournoyant par moment sur eux-mêmes dans un élan sans fin, et les cadrages 3D sont optimaux pour s'immerger dans l'aventure, permettant de ressentir l'effet d'une telle expérience.

Ainsi le thème dominant qui va ressortir dans ce film, est le danger de mort imminente lié à l'espace : la 3D du film permet de faire ressortir d'un côté la phobie de ne pas être accroché à un objet via une sangle, ainsi que celle de ne pas avoir de propulseur, car se retrouver à flotter dans l'espace sans matériel de déplacement, c'est comme s'imaginer sous l'eau au milieu de l'océan sans pouvoir nager, avec la mort imminente à la clé. On comprend que de nombreux astronautes aient salué ce réalisme inédit dans un film du genre !

De l'autre côté, la phobie de manquer d'air et de mourir asphyxié : Gravity 3D excelle pour entretenir sur toute la durée du film ce sentiment, et ce grâce à sa réalisation 3D d'exception.

Après les séquences de flottement dans l'espace, on découvre ainsi une autre partie du film (50% du temps) dans des environnements intérieurs, des stations spatiales géostationnaires en l'occurrence.

On découvre dès lors la puissance de la profondeur 3D à retranscrire cette fois-ci des environnements exigus qui engendrent une vraie claustrophobie : la profondeur 3D et l'effet de volume 3D sont vraiment délirants dans les intérieurs, avec une perception ultra immersive des décors et du positionnement spatial des objets.

De même le détachement 3D est optimal, permettant d'avoir une perception toujours ultra naturel des distances entre les objets et les personnages.

De nouveau le réalisme de la profondeur 3D continue à faire de ce film un vrai simulateur virtuel d'apesanteur : on est plus dans un reportage IMAX façon Nasa qu'un simple film SF.

Un 3e type d'environnement laisse pantois : la vue intérieure en vue subjective (point of view) à travers la combinaison spatiale des héros ! A de nombreuses reprises on a droit à cette caméra divine qui en plus de représenter parfaitement le volume 3D à l'intérieur du casque, matérialise parfaitement les distances exposées à l'extérieur.

Un détail ultime transcende l'immersion : l'effet de buée qui se dépose sur la vitre du casque à chaque respiration ! Pas de doute on y est vraiment dans l'espace ! 

Quelques derniers mots pour témoigner de l'immersion optimale présente sur tout le film : dans ses nombreuses séquences en vue subjective à travers le casque, on a tellement l'impression d'être dans la peau du personnage grâce à la profondeur 3D, que lorsqu'on entre en collision avec un objet, on se surprend plusieurs fois dans le film à faire des bonds réflexe, car le cerveau y associe un menace potentielle de contact ! Bluffant !



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samedi, février 08, 2014


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