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Test Resident Evil Retrib. Blu-ray 3D / Image & Profondeur 3D


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Image & profondeur :
Le début du film se déroule sur le bateau scientifique de Umbrella Corp, bâtiment que l'on avait quitté justement à la fin de l'épisode Resident Evil Afterlife 3D. On a droit à un superbe montage inverse d'une longue séquence de 5 minutes qui défile à l'envers et en mode ralenti. Cette séquence prend place de jour et permet d'afficher immédiatement une image d'une qualité plastique très impressionnante, d'un niveau déjà équivalent à ce que l'on avait quitté dans l'opus précédent.

La luminosité du transfert est excellente et d'un niveau très proche de celle de la version 2D, la palette colorimétrique se montre d'un grand réalisme avec quelques couleurs chaudes qui sont ponctuellement soutenues pour conférer plus de relief à certains éléments ou décors. En ce qui concerne le rendu des noirs, il est simplement exceptionnel et d'un rendu rarement atteint sur un blu-ray 3D, renvoyant même à l'excellente référence Underworld 3D. C'est au fil de la découverte du film que l'on va prendre la mesure de ces noirs abyssaux et niveaux de contrastes qui vont se mettre en scène autour de Moscou, dans les galeries de métro, dans les intérieurs de batiments dans la pénombre et dans toutes les scènes d'affrontement de nuit.

Une autre composante technique impressionne rapidement pour vous plonger ponctuellement et régulièrement dans un état d'étonnement : la profondeur 3D. Celle-ci dépasse d'un cran l'excellente profondeur affichée dans l'opus précédent, et sur 80% du film, frise souvent l'insolence avec des arrière plans interminables qui s'étendent à perte de vue.

Ce qui est vrai sur les extérieurs aux proportions très réalistes est aussi exprimé sur les scènes d'intérieurs, à la grande surprise du home cinéphile : en effet le réalisateur connait toutes les ficelles pour positionner idéalement les caméras pour qu'elles expriment le maximum d'effets de hauteur, de profondeur, de volume : les cages d'escalier ou d’ascenseur se dotent de perspectives excellentes, les plans filmés dans les hangars avec vue de dessus dégagent un sentiment de longueur interminable. De même toutes les séquences filmées dans les locaux d'Umbrella Corp illustrent des couloirs à la profondeur de champ infinie !

On est confronté régulièrement à des plans avec une perception très juste des dimensions, comme la séquence dans le métro de Moscou, ou cette autre séquence culte sur les docks d'un port avec une vue culte sur 3 bateaux gelés et pris dans la glace, qui s'étendent à l'infini dans l'horizon avec un détachement d'une justesse incroyable. Car le détachement se montre lui aussi très convaincant et soutient régulièrement la mise au point de la profondeur.

Cette 3D respire la 3D native, et évite pratiquement tout le temps l'écueil 3D des plans dont la profondeur sonne faux ou truquée. On avait parfois paradoxalement dans l'épisode précédent, tourné aussi en 3D native, des plans par exemple sur les toits des immeubles avec des arrière-plans à la profondeur truquée en post-prod qui gâchaient la nature réaliste de la séquence. On ne retrouve plus, sauf quelques rares démonstrations furtives, ce problème dans ce nouvel opus.

Dans le registre des optimisations, les puristes pourront reprocher quelques rares flous ponctuels sur les arrière plans lorsque la caméra est en mode plan rapproché, et en zoom sur un ou 2 visages de héros. C'est étrange car dès que la caméra repasse en plan large sur le décor, on se reprend immédiatement une claque sur la profondeur en arrière plan. Heureusement ce flou reste très marginal dans le film, car son rythme soutenu empêche régulièrement le réalisateur de s'attarder sur ce genre de zooms. Vu la grande maitrise technique 3D du film, on ne peut s'empêcher de penser que ce genre d'artifice de mise au point imposé au spectateur est vraiment obsolète dans cette ère de la 3D, et que le film pouvait s'en passer intégralement. On n'en tiendra pas rigueur car c'est une caractéristique technique que l'on retrouve dans quasiment toutes les productions 3D live action du marché dans une utilisation bien plus abusive.

En revanche on ne pourra que saluer la grande qualité de cette profondeur sur tous les plans larges (80% du film), et à plus forte raison dans les nombreux environnements obscures qui composent les décors de la narration.

Mention spéciale aussi pour les environnements aériens mis en scène au début du film, avec des points de vue de hauteur surprenants qui mettent dans le bain technique très rapidement, ainsi que lors de chaque plan de caméra aérien ou travelling de hauteur.

De même la séquence finale de combat de 15 minutes dans la neige constitue à elle scène un passage de démonstration de l'effet de profondeur, hauteur et détachement 3D dans un film !

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samedi, mars 16, 2013


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