Aller en haut Aller en bas

Tests Blu-ray 4K UHD & Blu-ray 3D Halluciner.fr Tests Blu-ray 3D - Blu-ray 4K Ultra HD Halluciner.fr







Test Royal Corgi Blu-ray 3D / Conclusion & Bilan 3D


1.
2.
3.
4.


Note
5/5
Bilan 3D :
C'est avec joie que l'on retrouve le dernier rejeton d'un des 3 maîtres de la 3D, j'ai nommé Ben Stassen, qui s'est accompagné de nouveau de Vincent Kesteloot à la réalisation, son binôme déjà détonant pour ce non moins brillant Bigfoot Junior 3D qui fut notre 3e meilleur Blu-ray 3D 2017. 2 ans à attendre pour une nouvelle production nWave, autant dire une éternité car on s'habituerait bien à avoir notre top démo de septembre chaque année, un peu comme un bon vieux Call of Duty qui revient inexorablement en fin d'année. Pourtant cette année, on peut vivement tirer l'oreille de l'éditeur (TF1) et le distributeur (Universal) qui nous prive misérablement d'une sortie Blu-ray 3D en France, car même si les ventes animations sont loin des captations films live, c'est désolant de passer à côté de l'une des 3 meilleures expériences 3D de l'année ! Pour se le procurer, c'est uniquement en Belgique que vous le pourrez via le site de la Fnac. On attend qu'un marchand marketplace le distribue aussi sur amazon.fr : on vous préviendra si cela arrive d'ici la fin d'année ! En ce dimanche de fin août, le lendemain du test du démoniaque Avengers Endgame 3D, je remets le couvert avec délectation avec le sentiment unique de vivre un événement singulier : alors soyons focus à 100% pour ne pas passer à côté du sujet du moment, un grand moment de 3D annoncé, surtout qu'on retrouve enfin LE format royal en 1.78 : adieu les bandes noires castratrices de Bigfoot Junior 3D et Robinson Crusoé 3D !!! Go !

Dès les premières minutes, on assiste à une précision chirurgicale dans les volumes 3D ! En fait, on oublie vite la qualité magistrale et éblouissante de la profondeur 3D dans les productions nWave. On visualise de superbes réalisations dans l'année chez les concurrents, mais lorsque vous refaites une passe sur un Manoir Magique par exemple ou Robinson Crusoé 3D, vous remarquez vite qu'ils sont un léger cran au dessus de nombreux Dreamworks ou Disney ! Cela renvoie déjà au détachement 3D ultime, et à la spatialisation dantesque qui fait que l'on pourrait être en mesure d'évaluer chaque distance entre tous les éléments de décor avec une précision de 10 cm max ! Oui votre cerveau devient un vrai GPS et chaque positionnement spatial sonne plus vrai que nature ! Dès l'arrivée au palais royal, on profite de coursives ou de salles à la volumétrie gigantesque, avec des horizons ou plafonds insondables ! Les extérieurs aussi bénéficient de cette spatialisation dingue, aussi bien sur les plans larges que moyens et même plans rapprochés. Car la recette de Ben, c'est d'y aller toujours mollo sur les flous d'arrière-plans, de sorte que chaque scène renvoie plus vers la carte postale que le simple dessin-animé ! Une vraie invitation au voyage au sein du Palais de Buckingham avec parfois des textures tellement réalistes qu'on pourrait parfois confondre le rendu avec un vrai documentaire (exemple lors des plans larges sur les facades et grilles d'entrée du palais). Un spectacle de démonstration 3D sur tous les environnements, de jour ou de nuit, en intérieur ou en extérieur et sur tous les types de plans ! Top démo ! 
 
Et les jaillissements 3D dans ce film ? Vous avez déjà une petite idée sur la question : l'overdose intégrale. Pour tester un nWave en général, soit je le regarde 2 fois d'affilée pour pouvoir exécuter mon protocole de test 3D ancestral, soit si je manque de temps (1 seul visionnage), je fais une pause à mi-film pour pouvoir compléter mon fichier excel de dizaines de notes intermédiaires et noter aussi toutes les séquences démonstratives (type, nature...). Et bien pour Royal Corgi, j'ai fait une grosse pause au bout de 45 minutes pour garder les idées claires pour la 2e partie. Ben Stassen a fait l'exploit dans ce film de réitérer en mieux l'ADN énorme d'un autre monument de l'animation 3D, le Manoir Magique ! Dans ce dernier, on avait un chat, un lapin et une souris qui bénéficiaient d'une pléthore de séquences où ils s'affichaient au milieu de la pièce pendant leurs évolutions, une sorte de pendant terrestre aux évolutions aquatiques de Samy inscrites en permanence au milieu de la pièce ! Et bien dans Royal Corgi c'est simple, pratiquement tous les plans rapprochés qui affichent des décors et des chiens cette fois-ci, les matérialisent à 2m-2m50 au minimum hors du mur ! Oui on a de nouveau l'impression que le film se déroule en grosse partie en jaillissements permanents au milieu de la pièce ! Et ça, c'est le mode normal du film ! car dès que le studio appuie un peu sur les curseurs, cela sort très vite à plus de 3m hors du mur et cela pique divinement les rétines ! En fait il y a un millier de jaillissements dans ce film, très intenses car à minima à mi distance écran-canapé sur un écran de 4m de large (avec canapé à 4m de distance), et on finirait presque par trouver cela normal au bout de 30 minutes tellement l'intégration est naturelle (on avait le même phénomène dans Samy au bout de 15 minutes sous l'eau). Ainsi ne ratez pas les meilleurs jaillissements de l'année, lorsque Rex ou Tyson, le cerbère dictateur de la SPA sortent à plus de 3m voire même 4m à 2 reprises. Qui dit Manoir Magique 3D dit forcément 3-4 séquences d'anthologie sur les effets de projections : la première est lorsque Rex lance une boite de punaise vers une chienne, avec une immersion 3D délirante lorsqu'une centaine de punaises sont projetées sur le canapé ! Autre séquence top démo, peut-être même notre préférée de l'année, lorsque Rex mort les parties intimes de Donald Trump lors d'un repas avec la reine : ce dernier vomit l'intégralité de sa soupe et la cuillère avec directement sur la tête du spectateur : un effet 3D dantesque pour une scène désopilante digne de l'Exorciste :). Il y aura plein d'autres passages démonstratifs mais on retient l'acte final avec la séquence avec une dizaine d'extincteurs qui sont vidés lors d'un incendie directement vers le spectateur dans tous les sens possibles et inimaginables ! Préparez vous à une soirée 'mousse' en perspective ! Superbe ! Enfin à noter quelques classiques jaillissements permanents d'eau, de pluie ou de particules de braise pour parachever l'expérience ! Top !

Ainsi s'achève un moment d'anthologie, cette certitude d'avoir vécu un moment privilégié de pure 3D comme on les rêve, toujours trop court ou pas assez varié en terme d'environnement lorsque se montre insatiable en terme d'effets 3D : en plus du palais, de la séquence dans le parc et de la SPA, on aurait aimé un zest de décors supplémentaires pour se préparer à attendre encore 2 ans avant l'arrivée du prochain messie 3D (par exemple Ben a eu la faiblesse lumineuse d'insérer un petit cliché à Samy dans le film avec la scène aquatique du pont, et on aurait aimé qu'elle dure un peu plus avec un peu plus d'intensité de jaillissements pour revivre quelques minutes de pur Samy puisque notre Corgi est de taille réduite et qu'il est facile de le pousser à flotter à 3m sans windows conflicts). 1H30 de plaisir intense, la copie irréprochable, le cas d'école qu'on enseigne ensuite en cours de 3D pour expliquer aux futurs talents comme on gère un espace 3D et comment on y insère des éléments sur différents plans ! Et surtout l'art d'appuyer sur les parallaxes, un max de négatif qui côtoie de grandes envolées en positif ! Cela donne une gamme active hallucinante : imaginez des décors à l'horizon insondable, avec un héros qui évolue au milieu de la pièce à 2m50, 3m, cela pose parfois des petits problèmes de focus comme dans le top démo absolu Lichtmond 3D ! Et en plus le spectacle est en grand écran, comprenez le format 'royal' en 1.78 pour ne pas rater une miette de cette 3D d'exception. Un autre détail m'a amusé en fin de visionnage : vous me lisez toujours en train de râler sur les plans rapprochés, toujours un peu gangrené par les flous d'arrière-plans en général. Pourtant dans Royal Corgi, ce sont les plans rapprochés que l'on préfère pour une très rare fois, puisqu'ils concentrent des jaillissements de fou (heureusement que les 2/3 du films sont en plans rapprochés). Et les plans larges apportent eux la spatialisation magistrale sur la profondeur et horizons 3D ! Le seul défaut de Royal Corgi 3D ? Sa diffusion 3D lamentable en salle de cinéma lors de sa sortie française (accrochez-vous pour trouver une salle 3D le jour de la sortie, même à Paris c'est peine perdue), et une distribution rédhibitoire  à nouveau lors de la sortie du Blu-ray 3D en France puisque le couple éditeur / distributeur a préféré faire l'impasse sur la sortie FR. Allez expliquer cela à la communauté Halluciner.fr, qui nous envoie des dizaines de mails avec le même leitmotiv : "pourquoi produire un film en 3D native, si c'est pour ne pas pouvoir le visionner en salle puis en Blu-ray 3D en home cinéma ?". On va les laisser vous répondre pour cela, n'hésitez pas à partager vos envies sur les comptes twitter des éditeurs / distributeurs ! Pour l'acheter, viser la Fnac en Belgique... donc pas accessible ! Au final, un Blu-ray 3D qui finira sans grande difficulté dans le TOP 3 des Blu-ray 3D sortis en 2019, notre futur dossier à venir fin novembre (un peu de suspense quand-même) ! Bonne rentrée !
Franck Lalane

Les points forts (+)
    • Intensité de la 3D insolente sur le registre de la profondeur et du détachement
    • Profondeur de champ 3D délirante
    Des jaillissements top démo de 3m à 4m avec des chiens qui touchent presque le canapé en parlant !
    • Une overdose et jaillissements de 2m à 2m50 hors du mur sur tous les éléments de premiers plans
    un festival de jaillissement avant / arrière de chiens lors de l'action
    • Des jaillissements permanents de pluie ou de braise
    • Des moments d’anthologie avec un festival de projections (boite de punaises, lances à incendie, objets qui tombent du placard...
    • Le format 'royal' en 1.78

Les points faibles (-)
    What Else ?


1.
2.
3.
4.


dimanche, août 25, 2019


.