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Test Valérian et la cité des mille planètes Blu-ray 3D / Conclusion & Bilan 3D


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CONCLUSION 3D :

Note
4,3/5
Bilan 3D :
Aux portes de la fin d'année 2017, voici un des événements majeurs attendus par les fans, le baptème 3D de notre réalisateur mascotte en France Luc Besson. Alors certes la captation n'est pas en 3D native, car l'ensemble du marché a basculé depuis 3 ans dans les conversions 3D avec la plupart traitée par le studio leader de l'activité StereoD, et que seuls quelques maîtres à penser et génies contemporains de la 3D continuent à porter le flambeau de l'innovation en mode 'State of the Art' comme Michael Bay pour les US, Jean-Pierre Jeunet pour la France, et Tsui Hark pour toute l'Asie. Ainsi c'est avec une grande impatience que l'on lance notre protocole de test 3D pour décoder la qualité de cette nouvelle conversion 3D sur un titre AAA premium ! Le résumé dans les onglets suivants, toujours en exclu mondiale sur Halluciner.r !

Tout d'abord nous allons nous attarder sur l'effet de profondeur 3D. Le sujet du jour mérite une attention particulière car l'analyse de son ADN renvoie vers des particularités singulières dans les choix techniques faits dans ce film. Au commencement, Pandora ou presque : les premières minutes sont jubilatoires car la découverte de cette planète faite de plages est magnifique : la palette colorimétrique flatte la rétine, la profondeur 3D en plans larges est abyssale avec un horizon qui s'affiche presque à l'infini, un détachement 3D entre les différents calques chirurgical... Top démo pour résumer. On appréciera aussi le rendu très réaliste de ces indigènes en CGI ! S'ensuit une scène d'action également top démo également issue d'un rendu en images de synthèse. Puis on bascule progressivement dans des décors réels de studio, et la magie disparait progressivement. Pourquoi ? Parce que pour cartographier le film, on réalise plusieurs choses : d'abord en 1 que toutes les séquences d'action majeures sont issues de rendus en CGI (images de synthèse) ou hybrides avec les personnages réels sur fond vert mixés avec les décors en synthèse, et que toutes ces séquences sont filmées en plans larges ou panoramiques.
En 2, on constate que toutes les séquences narratives sont filmées dans des décors de studios et en plans rapprochés. Le problème, c'est que les séquences en plans larges sont toutes top démo et ne représentent grand max que 25% de la durée du film, alors que les séquences narratives ou statiques sur plans rapprochés représentent mécaniquement presque 50% du film et sont plutôt esquintées en 3D par une overdose de flou sur les arrière-plans. Reste à côté 25% de séquences de liant en plans semi-larges qui parviennent à faire le job. C'est vraiment dommage car on se trouve avec un contraste mécaniquement accentué entre les séquences en images de synthèse et celles en réel, car les premières bénéficient d'un rendu 3D exceptionnel, et les autres d'un rendu 3D très banal en 2017, qui feraient presque office de séquences du pauvre. Par contre si les extérieurs célestes brillent, avec des séquences 3D dans l'espace qui font partie des plus beaux rendus 3D de l'histoire (cf la saga culte Lichtmond 3D) en terme de profondeur et détachement 3D, les intérieurs parviennent parfois aussi à surprendre sur des plans semi-larges, avec une profondeur des coursives très réussie par exemple. Dans  les séquences cultes on notera une course poursuite culte de Valérian qui traverse / défonce tous les décors en mode bouclier, avec des passages en chute libre géniaux, une séquence sous-marine affolante, des combats de vaisseaux spatiaux intenses... mais au final le cumul des séquences top démo ne dépasse pas les 25% de la durée du film. Mention spéciale pour cette séquence artistique magnifique avec Rihanna.

Quid des effets de jaillissements 3D ? Ils sont plutôt light dans le film. Pourtant le potentiel du film était immense, et il suffit de regarder comment le studio Marvel s'est approprié la catégorie SF 3D pour imaginer comment exploiter au mieux tous les combats dans les extérieurs ou intérieurs. Pourtant Luc Besson semble avoir validé une conversion 3D soft de son bébé, avec finalement très peu d'effets de jaillissements 3D. Certes on trouve une dotation minimale en tâche de fond, avec des débordements et petits jaillissements permanents d'éléments de premiers plans de 50 cm à 1m hors du mur, mais cela restera assez peu tangible pour les possesseurs de TV 3D. En revanche on a quand même quelques moments plus glorieux lors de séquences d'action, avec un héros en chute libre qui s'affiche furtivement au milieu de la pièce, tout comme un vaisseau spacial qui traverse la pièce. On trouve aussi quelques effets de projection mais moins que nos attentes car on ne compte plus les explosions dénuées du moindre jaillissement... Ainsi on reste bien loin d'une dotation leader comme on en trouve dans son concurrent direct de fin d'année : Les Gardiens de la Galaxie 2 3D

Au final Valérian 3D ne s'en sort pas trop mal à l'arrivée, mais souffle un tel chaud et froid dans le film niveau 3D que cela pourra en perturber plus d'un sur les composantes de l'équilibre et de l'homogénéité. D'un côté, 20 à 30 minutes des plus belles séquences de l'année en plans larges et panoramiques, surtout celles dans l'espace de quelques minutes sur fond étoilé qui n'ont pas à rougir devant le champion toutes catégories Lichtmond 4 3D, et de l'autre une narration un peu trop statique qui s'enferme à tort dans les méandres des plans rapprochés et qui héritent de toutes les limites techniques traditionnelles de ces close-up avec l'overdose de flou d'arrière-plans qui tuent ponctuellement par essence l'esprit de la 3D (cela ne sert d'ailleurs à rien d'afficher par exemple un jaillissement de buste de premier plan à 1m hors de l'écran si le 2e plan est un mur de pièce flouté à l'extrême, car où se trouve dans ce cas la spatialisation et la dimensionnalité 3D de la pièce) ? Et si en plus on rajoute la quasi inexistence des effets de jaillissements 3D, on peut alors acter avec regret que Besson a raté son entrée par la grande porte pour son premier film converti 3D, et qu'il y a un réel manque d'ambition sur la durée, et aucunement un manque de talent pour le studio qui l'a opéré, car celui sait très bien comment afficher par moment une 3D diabolique : sauf que celui-ci ne peut pas faire de miracle car s'il récupère un master dont les 2/3 des plans n'ont pas été pensés pour la 3D, il ne pourra pas faire de miracle : il n'y a rien à faire quand on bosse sur un film avec 1H30 de plans rapprochés avec du flou en arrière-plan : un studio de conversion ne peut pas remettre de la granularité et du détail de textures sur un fond déjà flouté et livré comme tel. Cela renvoie donc toujours à l'importante cruciale pour un réalisateur de penser sa réalisation en amont pour la 3D, et de faire en sorte que le montage sera le plus équilibré possible avec une alternance judicieuse de plans larges avec une top 3D, de plans semi-larges avec un rendu 3D encore bon, et des plans rapprochés sans réelle valeur ajoutée. Cette problématique se rencontre génétiquement et intrinsèquement dans tous les films 3D (il n'existe aucun film live qui n'a pas de problèmes de flou sur les arrière-plans pour les plans rapprochés puisque génétiquement en 2D les arrière-plans sont justement artistiquement intégrés pour forcer le focus du spectateur sur le premier plan) : et ce qui fait la différence entre un film 3D TOP démo et un autre, c'est que le champion va minimiser le plus possible le recours aux plans rapprochés, et va faire en sorte de les noyer et diluer au mieux dans le montage et l'enchainement des plans du genre : plan large > plan rapproché > plan semi-large>plan large>plan rapproché etc... une astuce de montage qui a fait ses preuves et qui permet de déporter l'attention des fans de 3D ailleurs que sur les points faibles (d'où aussi l'utilisation des jaillissements). En gros il manque trop d'action dans ce film, car si le film avait été un tourbillon d'événements comme les Gardiens de la Galaxie 2 3D, on aurait retrouvé en proportions beaucoup plus de plans larges et semi-larges. Plaidoirie ou réquisition terminée, à vous de choisir ! En attendant, c'est loupé pour le TOP 20 Blu-ray 3D 2017 ;)
Franck Lalane

Les points forts (+)
      • La profondeur 3D culte sur tous les plans larges et panoramiques (mentions spéciales pour les séquences dans l'espace).
      • Quelques jaillissements permanents de 2m hors de l'écran (personnages, objets, décors...) mais surtout beaucoup de débordements de 50 cm
      • Quelques rares effets de projections
      • Le détachement 3D sur les séquences larges


Les points faibles (-)
    • Le format en 2.35
    Presque aucun effet de jaillissement
    Le contraste visuel sur le rendu 3D trop important entre les séquences CGI en plans larges et les séquences de studio en plans rapprochés



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lundi, novembre 27, 2017


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