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Test The Monkey King 3 3D / Conclusion & Bilan 3D


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CONCLUSION 3D :

Note
5/5
Bilan 3D :
On peut dire que premier semestre 3D nous gâte, car alors que nous sommes à quelques encablures d'un été qui s'annonce déjà historique avec 5 futurs top démo potentiels prêts à investir nos salons en Blu-ray 3D (Black Panther 3D, Ready Player One 3D, Pacific Rim 2 3D, Tomb Raider 3D et Avengers Infinity Wars 3D), voici qu'une énorme surprise débarque sans prévenir en provenance d'Asie : le 3e opus de la franchise Monkey King 3D ! Réalisé à nouveau par Soi Cheang, cette licence basée sur le Roi des Singes, met en scène l'un des personnages fictifs les plus célèbres de la littérature chinoise classique. Ce 3e opus est d'ailleurs une adaptation du classique Voyage en Occident de Wu Cheng'en. Il faut avouer que c'est vraiment l'année du singe 3D cette année, car il est amusant de voir que le meilleur réalisateur 3D de notre génération alias Tsui Hark s'est justement réapproprié la licence en nous signant en début d'année l'un des meilleurs films 3D que l'on ait testé à ce jour, Journey To The West the Demons Strike Back 3D (un gamme de profondeur et de jaillissements inoubliable !) qui est justement une aventure autour du roi Singe ! Et bien Soi Cheang semble avoir voulu fortement s'inspirer du maître, et bien lui a pris, car vous allez découvrir que ce padawan nous offre un des meilleurs films 3D de l'année directement, toujours avec sa recette propre à sa franchise puisqu'il mélange captation en 3D native et conversion 3D ! Et en plus nous venons de voir que amazon.fr vient de référencer Monkey King 3 3D au 1er juin en France ! C'est la fête dans les lignes suivantes !

Premier contact et premier sourire, le début en barque sur un fleuve montre de superbes horizons. On enchaîne sur des canyons incroyables avec une spatialisation 3D au top, puis à la 5e minute, le réalisateur nous prend de vitesse en nous mettant un coup de massue avec sa séquence déjà culte de serpent de mer mythologique ! C'est simple, les connaisseurs du top démo Detective Dee 2 3D de Tsui Hark verront comme une évidence l'inspiration voire même la recopie par Soi Cheang de la séquence homonyme avec un rendu 3D dantesque ! Volumes 3D saisissants, détachement 3D, séquences de vol dans les airs... puis découverte de vortex de téléportations façon Doctor Strange avec encore des effets 3D sublimes via les transparences ! On passe ensuite par une séquence incroyable de chute libre avec effet de vertige assuré ! Puis on découvre les environnements et temples forestiers avec encore une jolie claque dans la figure ! C'est d'ailleurs dans les séquences au sol que les experts verront bien qu'il n'y eu recours à aucun détourage autour des arbres et feuillages puisque le rendu 3D est parfait (le rendu 3D des feuilles et arbres constituent toujours à ce jour le talon d'Achille des conversions 3D). La suite du film montre de manière très positive une sur-utilisation des plans larges et semi-larges pour narrer son histoire, et cela tombe bien pour le spectateur car la spatialisation est top démo ! Même les plans rapprochés restent satisfaisant avec finalement assez peu de flou par rapport à la norme du marché ! Plus tard, la découverte à plusieurs reprises des séquences sous-marines est bluffante car on y constate une visibilité superbe avec profondeur de champs insondable comme dans certains documentaires. Idem pour les caractéristiques artistiques  avec certains plans qui frôlent le tableau impressionniste ! De nombreuses séquences mettront en avant  les effets de hauteurs (vues de plafond, panoramiques etc...) toujours avec le même rendu 3D hyper convaincant. Pour faire la fine bouche on trouvera que sur certains plans, les parallaxes et écartements entre certains calques sont un peu exagérés mais cela fait quand même le job ! A mi-film le réalisateur se paye encore le culot de copier avec réussite une autre séquence culte asiatique : celle de la barque dans l'Odyssée de Pi  : nous vous laissons la surprise de voir pendant quelques minutes la même minutie au service d'un rendu 3D hautement artistique et esthétique ! Puis arrive le dernier 1/4 d'heure avec des affrontements de fou à la Tsui Hark et un festival de plans aériens avec ces héros qui volent et combattent dans tous les sens !

Et les jaillissements dans tout cela ? Et bien c'est aussi un tirage gagnant avec un registre magistral qui ressemble très fortement à ce que Tsui Hark propose dans ses films top démo ! Dès les premières minutes, la course-poursuite avec le serpent de mer met en scène de nombreux jaillissements et travellings jaillissements : au programme la barque (et parfois la bête) vient croiser le canapé à de nombreuses reprises, les projections d'eau se font par dizaine sur le spectateur : énorme scène de plusieurs minutes ! On appréciera aussi quelques slow motions cultes ! Puis le film montre son penchant pour les débordements et jaillissements permanents car il en met partout dès qu'il le peut sur des éléments de premiers plans : bras, bustes, mur, proue etc... On découvre ensuite une quasi overdose de flèches et bâtons qui sortent régulièrement de l'écran pour percuter littéralement le spectateur : on a même une séquence avec une arbalète qui  sort de 2m50, suivie d'une séquence avec une 50 de flèches tirées en même temps vers le canapé avec un effet arrière surprenant ! Forcément ça pique ! La découverte des séquences sous l'eau permet de matérialiser un festival de jaillissements permanents de bulles, tandis que sur terre c'est au tour des brumes et effets de nuage de bénéficier de sortie parfois à plus de 3m ! D'autres affrontements comme les fameux scorpions permettront de jouer encore avec les jaillissements ou travellings jaillissement avec forcement un peu de windows conflict ! Puis on arrive aux 20 dernières minutes avec une vraie mise en scène digne de Tsui Hark avec des affrontements aquatiques et aériens dantesques, et de nouveau l'overdose menace avec un enchainement de jaillissements sous toutes leurs formes jusqu'au générique !

Au final Monkey King 3 est la véritable renaissance de la franchise, et son réalisateur vient d'un coup de décrocher à l'arrache son diplôme d'expert de la 3D avec une réalisation qui copie nombre des recettes tridimensionnelles de notre maître à penser 3D contemporain Tsui Hark ! Certes Soi Cheang fait du Tsui Hark sans jamais l'imiter parfaitement, (Monkey King 3 3D est un bon cran en dessous de l'OVNI testé Journey To The West the Demons Strike Back 3D) mais il lui suffit de copier et reproduire 90% de la recette pour décrocher sans difficulté son premier 5/5 car il faut dire que sur de nombreuses séquences et plans, la ressemblance y est à s'y méprendre et on pourrait même croire que le film a été co-réalisé par les 2 ! Il aurait fallu plus d'intensité de sortie sur quelques jaillissements, plus de jaillissement de manière générale associée mécaniquement à moins de parlote pendant 1H40 pour que le film décroche une meilleure note en jaillissement ! Une réjouissance qui mène à une autre : la sortie déjà programmée du film sur amazon.fr pour le 1er juin (nous attendons la mise à jour des caractéristiques audio) ! Achat impératif à n'envisager néanmoins que si vous n'êtes pas allergique au cinéma folklorique asiatique et aux personnages un peu nunuche pour nous occidentaux ! Mais pour une expérience graphique et visuelle, certains passages valent le coup d’œil, assurément, surtout au format royal 1.85  !
Franck L.

Les points forts (+)
    • Intensité de la 3D incroyable sur le registre de la profondeur et du détachement
    • Décors toujours d'une netteté incroyable, même avec un affichage de l'horizon à perte de vue
    • Profondeur de champ 3D hallucinante sur terre ou sous l'eau
    Quasi aucun de flou sur les arrière-plans
    De nombreux débordements et jaillissements de 1m50 à 2m hors du mur
    un festival de jaillissement de flèches et bâtons
    • Les jaillissements de brume ou nuages
    Les nombreux effets de projections d'eau à chaque séquence aquatique
    • Le format en 1.85

Les points faibles (-)
    Très peu de flou sur les arrière-plans des plans rapprochés
    Manque quelques gros jaillissements à certains endroits
    Trop de parlote

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mercredi, mai 23, 2018


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