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Test Blade Runner 2049 Blu-ray 3D / Image & Profondeur 3D


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IMAGE & PROFONDEUR 3D :

Note
3,8/5
Profondeur :  
Tout d’abord quelques mots sur l’image à proprement dit : la palette colorimétrique est volontairement réduite pour correspondre aux tonalités propres à l’univers. Les contrastes sont gérés correctement, les noirs peuvent se montrer profonds par moment, par contre la luminosité se révèle critique par endroit nous y reviendrons.

On se penche maintenant sur l’effet de profondeur 3D : sujet délicat du jour avec ce Blade Runner, nous avons le voir ensemble.

L’introduction met immédiatement en garde car lorsque l’on comprend l’univers graphique et esthétique de Blade Runner, on se dit que cela ne va pas être une autoroute tranquille pour la 3D et on aura raison !

Abordons immédiatement le problème de l’univers en extérieur pour le portage 3D : la pollution de l’air ambiant ! Génial pour obtenir une immersion dingue dans ce film, mais cauchemardesque pour faire cracher le détachement 3D dans le rendu 3D !

Les premiers plans larges ou panoramiques sont efficaces niveau profondeur 3D à courte distance, mais insuffisants sur les arrière-plans baignés d’un brouillard polluant tantôt orange, marron ou vert.

Certes le flou devient d’ordre esthétique et voulu pour la narration par le réalisateur, mais cela met à mal la 3D.

On arrive quand même à trouver quelques très beaux plans larges lors de séquences de vaisseaux dans les airs entre 2 nuages, ou sur certaines caméras en plongée, mais globalement on a vu beaucoup mieux pour les extérieurs.

Evidemment les plans semi-larges ou rapprochés en extérieur héritent aussi de flou d’arrière-plans et ce ne sont pas eux qui vont tirer le film vers le haut, bien au contraire comme souvent.

Donc à ce stade on aura compris que ce ne sont pas les environnements extérieurs qui permettent de profiter d’une bonne ou très bonne 3D : elle est juste satisfaisante, parfois même moyenne, mais pas plus.

Seul contre-exemple : la fausse séquence en extérieur via le simulateur de souvenirs de l’ingénieur mémoriel propose une simulation de forêt avec une profondeur 3D très réussie, et surtout le seul moment du film avec une luminosité ‘normale’ qui permet de bien tout exprimer.

On décode ensuite les séquences en intérieur qui représentent environ 70% du film. Heureusement la 3D décolle un peu plus, mais étrangement pas autant que l’on s’attendait.

Prenons l’exemple de l’appartement de K : la profondeur 3D est bonne dans ces scènes, mais elle aurait pu être excellente, ce qu’elle n’est jamais ! Pourquoi ? Déjà l’ambiance est sombre donc cela baisse un peu la lisibilité.

Mais on remarque que volontairement la production a atténué le détachement 3D entre les calques ? Pourquoi ? Je ne sais pas, peut-être pour harmoniser le rendu 3D entre les extérieurs et les intérieurs et ne pas avoir un effet WOW dès que l’on pénètre dans une pièce, ce qui mécaniquement aurait fait sentir que le 3D est clairement défaillante en extérieur.

Par contre pour rendre à César ce qui appartient à César, les séquences holographiques avec la compagne virtuelle de K sont très bonnes niveau profondeur et transparence 3D !

Certaines scènes sont même bluffantes. Mais la palme des meilleures séquences 3D du film revient à l’environnement du Casino.

On profite souvent de très bons plans larges de profondeur 3D : les halls du casino, les coursives, la salle du cabaret, les nombreux hologrammes ultra réussis qui rendent vraiment hommage à la 3D et sont 100% prédestinés à cet usage.

Au final une profondeur 3D qui souffle le chaud et le froid pour cause artistique, tour à tour décevante ou convaincante selon les passages mais qui possède néanmoins quelques envolées top démo très séquentielles qui le font échouer aux portes du 4/5 avec un décevant 3,8/5, ce qui correspond au label 'TRES SATISFAISANT', bien loin des meilleurs de la catégorie, dommage !


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lundi, janvier 15, 2018


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