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Notre avis sur la sélection du Festival de Gerardmer 2021 !

 



Une fois n'est pas coutume, nous n'allons pas vous parler de 3D ni de Blu-ray, puisque l'actualité est inexistante à ce sujet en ce moment. En revanche nous saluons un des plus célèbres festivals qui a su se renouveller et s'adapter au contexte actuel, en permettant pour la première fois à tout un chacun de participer et visionner la programmation et sélection officielle sans bouger de chez soi ! Vous n'allez plus au festival, mais c'est le festival qui vient à vous.
 
En cette pénurie compliquée de cinéma, quelle bouffée d'oxygène salutaire. Le concept : vous louez un des films pour 24h en streaming directement sur votre PC. Libre à vous ensuite de relayer le son et l'image jusqu'à votre home-cinéma, et c'est parti !

Ce festival a débuté mercredi 27 janvier et se clôture ce dimanche 31 janvier à minuit. Soutenez-le car il y a de belle surprises. 
 
J'ai eu l'occasion d'en visionner 9 à date dans notre salle de cinéma Halluciner.fr par le biais de notre Sony VPL-VW570ES comme rouage central de l'installation.
 
Point de note subjective sur le film en lui-même, juste quelques mots pour transcrire l'expérience et l'émotion à chaud en sortant de chaque séance, avec ce que j'ai pu apprécier ou non sachant que l'on affectionne particulièrement le genre horreur / fantastique depuis sa création ! 
On s'efforcera d'éviter au maximum certains spoilers même si il semblera important d'évoquer certains points pour quelques films ! A très vite !
 
 
Petite coqueluche made in France du moment, on y trouve une expérience très rafraichissante. Ces nuées de sauterelles tirent à plusieurs reprise vers "Les Oiseaux de Hitchcock, mais sait introduire un 2e thème de mutilation assez redoutable qui fait glisser le film progressivement dans le dérapage et l'horreur complète. L'actrice est brillante et semble à s'y méprendre être le clone de Charlotte Gainsbourg, timbre de voix inclus, et nous a fait penser du coup à plusieurs reprises à quelques scènes de faux calme / panique vécues dans le célèbre "Mélancholia". La fin est prévisible une fois que la descente aux enfers est lancée. Mention spéciale pour la mise à scène qui n'a pas du être évidente, car il y énormément de scènes de... nuées toutes aussi oppressantes les unes que les autres :) Résolument un de nos coups de cœur de cette édition, et potentiellement le futur lauréat ?
 

  Dès la bande-annonce je savais que ce film serait divertissant. L'acteur principal a vraiment la tête de l'emploi et endosse parfaitement en 1ère partie ce teen horror movie qui s'inspire fortement d'un "Loup Garou de Paris" par exemple. On s'amuse de voir la transformation progressive d'un ado caricatural mais plein de répartie, qui se trouve également pris en otage d'une relation sentimentale loin d'être maîtrisée. On trouve beaucoup de situations comiques dans cette 1ère partie, et l'économie de moyens sur les effets spéciaux (pas de visuel sur la scène de morsure, des effets au compte-gouttes sur la transformation), renforce encore l'intimité et la proximité qu'on développe avec le personnage principal, qui devient vite attachant dans une 2e partie où l'horreur s'invite progressivement, nuit après nuit. L'ambiance de cette 2e partie nous a rappelé l'excellent film "Grave", et monte en intensité jusqu'à un dénouement classique dans un film de loup-garou qui ne surprendra personne. Mon 2e coup de cœur sur ce film de loup-garou à la sauce perpignanaise qui se déguste avec plaisir et s'autorisera certainement de re-visionnages avec des amis lorsque le contexte le permettra.
 
 
Visionné ce matin, c'est certainement mon 3e coup de cœur, ex-æquo avec La Nuée. L'actrice est très à l'aise dans ce registre de torture intellectuelle et incarne parfaitement cette sociopathe qui ne s'aime pas physiquement et qui déteste également son absence de vie sociale. Un rythme lent et progressif nous permet de faire connaissance et de plonger dans les tourments de l'héroïne, et offre peut-être le personnage du festival qui livre le plus de ses vertiges psychologiques et émotionnels. Les quelques séquences d'action sont très gore, mais savent de nouveau poser une ambiance à la "Hannibal" ou "Massacre à la Tronçonneuse" tout en se dispensant de scènes de découvertes de corps par de tierces personnes. Ce qui compte, c'est le geste en lui-même à l'instant où l'héroïne décide passer ou non à l'action. Parviendra-t-elle à freiner son élan schizophrène ? Le final se devine plutôt dans les dernières minutes et déclenchera à la fois dégout et humour sarcastique. On adhère à 100%. Fin abrupte puisque comme mentionné avant, c'est l'instant t qui compte, et pas le voyeurisme de l'instant t+1.



 Film russe de science-fiction très intéressant, il commence très rapidement dans l'espace pour atterrir quelques minutes plus tard sur terre, qu'il ne quittera plus par la suite. Une mise en scène et un scénario inventifs qui feront penser immanquablement à "Alien" ou au "Témoin du mal" concernant la chose que l'astronaute va ramener de l'espace. L'ambiance des années 80's avant la chute du mur renforce l'aspect malaisant du bloc soviétique qui est en tâche de fond, et propose aussi une critique politique du système de l'époque. Le rythme est très lent mais l'intrigue gère bien l'aspect paranoïaque sur cette enquête et interrogatoire très particuliers. La créature est réussie dans son visuel, mais une fois amorcée, l'intrigue peine à surprendre et il n'y aura plus de grande révélation qui aurait pu justifier de la longueur du film. Intéressant néanmoins ce parti-pris d'introduire beaucoup de réflexion dans un film qui n'est résolument pas un film d'action ! C'est bien de le savoir :)
 



 Un acteur principal qui possède la tête de l'emploi et dégage un charisme macabre incroyable, avec une voix originale caverneuse qui nous entrainerait presque dans la "Maison des 1000 cadavres" de Rob Zombie. On trouve dans ce film des petites histoires dignes des "Contes de la Crypte" avec un final systématiquement travaillé et aux petits oignons. Mention spéciale d'ailleurs pour la 2e histoire. A la fin toutes ces histoires aboutissent à une dernière histoire bonus live faisant intervenir notre croque-mort et l'actrice principale qui pourra tirer ou non partie de son extrême assurance pendant tout le film. Photographie superbe sur toute la pellicule et quelques scènes de fous-rires ponctuelles sur certains rebondissements et effets de mises en scène. Une fin plutôt originale qui laisse un goût positif de l'expérience en bouche.



  Une autre très bonne surprise : une première moitié assez jouissive avec ce couple de retraités qui cache sous le masque de la courtoisie, du calme et de la bienveillance une toute autre ambition et personnalité démoniaque. L'arrivée du gourou qui est sensé aider à réaliser cet exorcisme inversé ajoute un aspect déjanté au casting et introduit une bonne dose d'humour et de second degré. La 2e partie apporte un lot réussi de jump-scares, mais la mise en scène fait un peut retomber la tension, et n'engendre pas le choc attendu dans le final, qui perd un peu en saveur. Quelques idées très réussies dans ce kidnapping paranormal et un visionnage qui laisse une impression réussie dans l'ensemble, même si perfective dans la dernière partie.



  Voici un peu le pendant de Teddy du festival mêlant humour et transformation, vampirique cette-fois-ci. On retrouve quelques inspirations type "Le dernier Pub avant la fin du monde" qui amène rapidement un comique de situations très appréciable sur la première moitié. Lorsque tout commence à virer au carnage, on se retrouve dans un film classique avec quelques effets visuels réussis, mais un manque d'attachement manifeste aux personnages dont on se soucie finalement assez peu du sort, à la grande différence du héros de Teddy. Une petite comédie horreur dispensable, mais qui se laisse bien regarder jusqu'au bout !



  Ambiance très malaisante dans ce film : on est presque dans une sorte de jeu de rôle au rythme rampant et ultra lent, histoire d'essayer de ressentir un peu la peur que le scénario essaye de faire émerger. Le concept du film est intéressant et me rappelle un article de Science & Vie des années 2000 titré : "on a réussi à voir en visuel les rêves". Cette histoire de silhouette croquemitaine universel du sommeil paradoxal pourra ou pas impliquer le spectateur, mais la mise en scène finit par endormir un peu le spectateur sur la fin, alors qu'on aurait aimé un effet crescendo plus typé "The Cell" ou autre pour prendre vraiment peur. Au final on retiendra le concept et ces images d'effets visuels électriques et neuronaux. Mais on aurait pu aller bien plus loin façon "L'expérience interdite".


 
Un très beau film qui semblerait presque tiré d'un fan des films des frères Cohen. Un rythme lent de nouveau, mais une vraie ambiance, un visuel très léché et une intrigue un peu façon policière assez prenante. Moins original l'aspect ghost movie qui vient s'enclencher, rendant l'enquête et la progression des énigmes surnaturelles. Un film lourd émotionnellement puisqu'il traite du deuil et de la disparation de plusieurs enfants, et un scénario très malin qui permet de recouper toutes les trajectoires de vie à un carrefour dramatique, laissant une sentiment final de peine plutôt que de légèreté


Un grand merci pour cette sélection aussi éclectique et variée en contenus et émotions !

Franck Lalane (rédac chef)
 





samedi, janvier 30, 2021


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